Zapier est dominant, mais Make (anciennement Integromat) est la plateforme qui gagne des parts de marché auprès des PME qui veulent plus de puissance et de flexibilité. Si Zapier est le couteau suisse simple, Make est l’outil électrique pour ceux qui savent ce qu’ils font. Make permet de créer des automations vraiment sophistiquées : des boucles, des transformations de données complexes, des logiques conditionnelles imbriquées, de la parallélisation d’actions. Chez Propuls’Lead, nous avons basculé plusieurs clients de Zapier vers Make quand Zapier montrait ses limites et que la complexité montait. Le résultat : les PME pouvaient enfin automatiser les workflows vraiment exigeants sans passer par un développeur custom. Cet article vous explique quand et pourquoi considérer Make, comment évaluer si c’est la bonne plateforme pour vous, et comment en extraire la valeur maximale.
Qu’est-ce que Make et pourquoi c’est différent de Zapier
Make (rebaptisée de son ancien nom Integromat) est une plateforme d’automation qui fonctionne avec un modèle visuel, comme Zapier, mais avec beaucoup plus de puissance sous le capot. Alors que Zapier se compose de zaps simples (un déclencheur, plusieurs actions), Make fonctionne avec des scénarios. Un scénario Make peut avoir plusieurs déclencheurs, des routeurs conditionnels, des boucles, des agrégateurs, des transformateurs de données, et des actions parallèles. Vous pouvez créer une logique complexe sans écrire une seule ligne de code. Voici un exemple : un processus de commande arrive. Make vérifie le stock via une API. Si le stock est disponible, Make crée un événement calendrier pour la préparation, envoie un email au client, et met à jour votre ERP. Si le stock n’est pas disponible, Make crée un ticket de commande spéciale et notifie le responsable achats par SMS. Tout cela en un seul scénario, sans nécessiter trois zaps différents comme Zapier.
Make offre aussi une granularité beaucoup plus fine sur les données. Vous pouvez mapper des champs avec précision, faire des transformations de texte complexes, manipuler des dates et des fuseaux horaires, concaténer des strings, et traiter les données de manière vraiment sophistiquée. Zapier propose ces fonctionnalités, mais elles sont moins intuitives dans l’interface et plus fragmentées. Make les a mises au cœur du design de la plateforme. Une autre différence importante : le pricing. Make démarre à 9,99 euros par mois, ce qui est moins cher que Zapier au démarrage (29,99 dollars). Propuls’Lead recommande Make pour les PME qui ont dépassé Zapier, ou qui savent dès le départ qu’elles auront besoin de workflows sophistiqués et ne veulent pas surpayer pour des fonctionnalités simples.
Cas d’usage où Make brille par rapport à Zapier
Prenons un cas concret que nous avons réellement implémenté : une agence de conseil qui gère des projets dans Asana, sa facturation dans Stripe, et sa comptabilité dans Sage. Avec Zapier, créer un workflow qui synchronise tout cela ensemble aurait demandé 5-6 zaps avec des dépendances complexes et beaucoup de manipulation manuelle. Avec Make, c’est un scénario unique et cohérent où chaque élément s’imbrique naturellement. Quand un projet est marqué comme terminé dans Asana, Make crée automatiquement une facture dans Stripe avec le bon montant et la bonne date. Quand le paiement de la facture est reçu, Make met à jour le projet comme payé dans Asana, crée une entrée comptable automatique dans Sage avec les bonnes catégories, et envoie un email de confirmation au client. Le tout dans un seul et même scénario Make, avec une seule source de vérité.
Propuls’Lead a aidé une PME de services à construire cela, et c’était impossible avec Zapier. La PME aurait dû payer un développeur pour faire une intégration custom. Avec Make, nous avons créé ce scénario en quatre heures, sans code. Le coût mensuel : 25 euros. Le bénéfice : douze heures de synchronisation manuelle gagnées par mois. C’est l’économie d’un temps complet de travail administratif chaque mois.
Un autre cas concret : une PME e-commerce qui vend sur trois canaux (Shopify, Wix, Amazon). Elle voulait un seul endroit pour gérer son inventaire et ses commandes, sans saisie manuelle. Avec Zapier, synchroniser l’inventaire entre trois plateformes d’e-commerce aurait été un cauchemar sans fin. Avec Make, un seul scénario avec des boucles et des conditions synchronise les trois canaux de manière bidirectionnelle. Quand le stock change sur Shopify, Make met à jour Wix et Amazon en parallèle instantanément. Quand une commande arrive sur Amazon, Make la log sur Shopify et Wix comme réservée pour éviter les surdoublons. Quand une commande est complétée, Make met à jour le statut sur les trois canaux simultanément. C’est l’automation que rêvent les PME multi-canaux, et Make la rend possible sans embaucher un développeur.
Consultez notre guide sur l’automatisation du cycle de vie client de l’acquisition à la fidélisation : Make peut orchestrer ce cycle entier avec une granularité que Zapier ne peut pas atteindre. Chaque étape du parcours peut être richement automatisée avec des transformations de données et des logiques conditionnelles poussées. Vous pouvez aussi explorer la gestion automatisée des retours produits : Make excelle dans l’orchestration de workflows multi-étapes avec branching conditionnel.
Make vs Zapier vs intégrations natives : comment choisir
Voici la question que se pose toute PME sérieuse : Zapier, Make, ou intégration native ? Zapier si vous avez des automations simples et claires. Make si vous avez de la complexité, ou si vous prévoyez en avoir dans quelques mois. Intégration native si les deux applications que vous voulez connecter ont une intégration native (exemple : Mailchimp et Shopify). Propuls’Lead recommande de cartographier vos workflows d’automation en amont. Posez-vous la question : ai-je besoin de boucles ? De transformations de données élaborées ? De logiques conditionnelles imbriquées ? Si la réponse est oui à plusieurs de ces questions, Make est meilleur que Zapier. Si non, Zapier peut suffire.
Un point important : Make a une courbe d’apprentissage un peu plus raide que Zapier. L’interface est plus dense, il y a plus de fonctionnalités, et cela peut être intimidant. Pour une PME sans personne avec des compétences techniques, Zapier peut être plus rapide à prendre en main. Pour une PME qui a un responsable IT ou un dirigeant tech-savvy, Make devient rapidement plus attrayante. La méthodologie PROPULSE c’est de d’abord auditer votre stack et vos workflows, puis de choisir le level de complexité d’automation que vous avez besoin. Ne sur-investissez pas dans Make si Zapier suffit. Ne sous-investissez pas non plus en restant sur Zapier si Make pourrait vous économiser des heures.
Limitations de Make et quand passer à une solution custom
Make n’est pas une panacée. Contrairement à Zapier, Make demande un peu plus de rigueur opérationnelle. Vous créez un scénario complexe, il faut le tester avant de le mettre en production. Les erreurs peuvent avoir des impacts plus sérieux qu’avec un simple zap Zapier. Make est aussi moins stable que Zapier sur certaines intégrations tierces. La plateforme est en constant évolution, et parfois une intégration que vous utilisez se casse lors d’une mise à jour. Propuls’Lead a vu des PME avoir des problèmes d’intégrations instables sur Make.
Si vous avez vraiment beaucoup de volume (des milliers de transactions par jour) ou des besoins d’automatisation très particuliers, Make peut montrer ses limites. À ce stade, vous aurez besoin d’une solution custom développée par un ingénieur, avec webhooks et APIs directes. Cela dit, 99 pourcent des PME ne dépasseront jamais les limites de Make. Consulter notre ressource sur la création de workflows d’alerte commerciale montre que Make est tout à fait capable de gérer des automations sophistiquées de qualité production.
Démarrage avec Make : conseil pratique
Commencez par une free trial. Make offre un essai gratuit de deux semaines. Identifiez le scénario qui vous ferait gagner le plus de temps si vous pouviez l’automatiser. Construisez ce scénario dans Make pendant l’essai. Regardez comment Make le gère. Évaluez. Si c’est transformateur, abonnez-vous. Si vous avez toujours des doutes, peut-être que Zapier est suffisant pour vous. Propuls’Lead recommande aussi de participer aux communautés Make. La plateforme a une excellente communauté d’utilisateurs qui partagent des templates et des conseils. Consulter notre guide sur le workflow de social listening automatisé montre comment Make peut être utilisé pour surveiller des mentions de votre marque et déclencher des actions. Finalement, le choix entre Zapier et Make se résume à une question simple : avez-vous besoin de puissance d’automation complexe ou la simplicité suffit-elle ? Si vous doutez, commencez par Zapier. Si vous outrepassez Zapier, Make sera là pour vous.
